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L’APPEL
DES DESERTS
« l’air
est si doux qu’il empêche de mourir » G.Flaubert
AUTHENTIQUE SUD TUNISIEN
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À EMPORTER POUR LE VOYAGE
Le climat désertique se caractérise par des écarts
de températures importants entre le jour et la nuit
Liste des bagages - Saison chaude (avril à octobre) .
Saison intermédiaire (mars, novembre). Cette saison est toutefois
la plus agréable quant aux températures, tant dans la journée
que la nuit. Il reste cependant judicieux de prévoir des vêtements
que l’on peut superposer, à enfiler et enlever facilement
au cours de la journée.
Bagages
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• 1 sac de voyage solide de 15 kg maximum - Surtout
pas de valise.
• 1 petit sac à dos pour les affaires de la journée
(gourde, appareil photo, crème solaire…)
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Pour la journée
:
• 2 à 3 pantalons légers, confortables, pas serrés
à la taille ( pas confortable dans un 4 x 4 ) si possible avec poches
(bien pratique pour mettre le papier toilette, les mouchoirs). •
4 à 5 T-shirts. • 1 chemise à manches longues (contre
un petit vent frais le soir au campement)
• Le sol étant essentiellement sableux prendre une paire de
basket et ou une paire de sandales.
• 1 maillot de bain et 1 serviette. |
Pour la soirée et la
nuit : • 1 survêtement complet ou pyjama.
• 1 T-shirt/sweat-shirt à manches longues •
1 pull ou polaire ( il peut faire froid la nuit dans le désert )
• des chaussures fermées pour marcher quand il fait nuit ,
pour éviter les rencontres désagréables avec les «
zabitants à quatre pattes ou rampants» du désert. Le
sable abîme tout, aussi n’emportez pas vos plus beaux vêtements.
Pensez à une tenue non « ensablée » pour le retour
du désert et votre dernière journée à Djerba.
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Toilette et Médicaments
L’eau est rare dans le désert. Ne la gaspillez pas - pour vous
rafraîchir dans le 4 x 4 pensez aux lingettes ou à un vaporisateur.
• Une petite serviette de toilette. • De la crème
solaire, de l’écran total (Attention, on brûle très
vite dans le désert !), de la crème hydratante pour les lèvres,
de la crème type «biaffine» pour les coups de soleil.
• Des soins pour d' éventuelles ampoules ou coupures
• Anti-diarrhéique type Imodium Lingual , désinfectant
intestinal, paracétamol.. • Sérum physiologique
et collyre en doses uniques pour le nettoyage des yeux (et du nez) après
une tempête de sable. |
Equipement divers
• 1 paire de lunettes de soleil de très bonne qualité.
• Une lampe de poche, éventuellement frontale, pour vous déplacer
le soir dans les campements. • Des mouchoirs
en papier • 1 couteau de poche (que vous rangerez dans votre
bagage à soute pour l’avion). • Des petits sacs
plastiques que vous jetterez lors des haltes. Ne rien jeter dans le désert.
• Quelques sacs de congélation étanches pour protéger
vos affaires, particulièrement l’appareil photo. •
1 appareil photo (n’oubliez pas les cartes mémoires de grande
capacité) |
RECOMMANDATIONS
LE DINAR NE S’EXPORTE PAS – LAISSEZ LE EN TUNISIE.
CARTE D’IDENTITE OU PASSEPORT VALIDE
MEDICAMENTS AVEC LES ORDONNANCES SI TRAITEMENT SUIVI |
PETIT LEXIQUE DU SUD
Bédouin: Nomade
arabe plus ou moins sédentarisé originaire de la Péninsule
Arabique. Ils sont arrivés en Tunisie très tôt lors
des premières conquêtes arabo-musulmanes. Ils se sont mélangés
aux autochtones : berbères chrétiens au Nord du Maghreb et
Touaregs animistes au Sud pour former les populations actuelles. Dans le
Sud tunisien, ils sont restés nomades +/- jusqu'en 1900 et se sédentarisent
depuis lors dans des villages formés autours d'oasis artificielles
créées par les forages de l'état |
| Berbères
: Population autochtone du Nord du Maghreb souvent christianisés
par les invasions gréco-romaines. Dans certaines régions (surtout
en Kabylie en Algérie et dans une moindre mesure dans la région
de Matmata en Tunisie), malgré leur conversion à l'Islam ils
sont restés très attachés à leur culture propre,
différente de la culture arabo-musulmane. Les chants, les costumes
et les traditions diffèrent. En Kabylie, ils ont gardé leur
langue : l'amazigh |
Le bivouac
: l'endroit où on dresse le camp, où on va dormir : on monte
la tente bédouine et les autres tentes, on fait le feu et on installe
le coin repas. Cet endroit est choisi avec soin par le chef chamelier en
fonction du vent du temps, de la qualité du sable, de la saison etc.
... Les chamelles:
en liberté dans le désert de mars à novembre; à
ce moment on peut en apercevoir de temps en temps deux ou trois avec un
grand chamelon ou deux. De novembre à mars, elles sont cherchées
et retrouvées par les bergers pour être rassemblées
en troupeaux gardés par eux. Ce sont les bédouins semi-nomades
des villages qui vont "camper" dans le désert pendant les
3 ou 4 mois du printemps. En général, ce sont les vieux et
les célibataires qui partent avec une ou deux tentes bédouines,
les troupeaux et le matériel indispensable au "campement";
tandis que les jeunes qui ont des enfants restent au village pour l'école.
Ils ne rejoignent la famille au désert que les we ou pendant les
vacances. C'est très important car l'économie des villages
du Sud est une économie assez autarcique. Les bonnes années,
les troupeaux prospèrent sans coûter cher puisque la nourriture
est gratuite au moment de la mise bas. Les années de sécheresse
(pendant 7 ans il n'avait pratiquement pas plu dans la région de
Nouaïel), il faut acheter la nourriture toute l'année ; certains
n'ont pas les moyens d'en acheter plus au printemps alors les brebis et
les chèvres moins bien nourries ont moins de bébés.
Certains doivent même vendre une partie de leurs bêtes car elles
coûtent trop cher à nourrir. |
Chameliers
: Personnes qui conduisent, dressent, soignent et bâtent les dromadaires.
Au temps des caravanes, tous les nomades du désert étaient
des chameliers (Bédouins et Touaregs surtout, les Berbères
étant plus sédentaires). Depuis la sédentarisation,
seuls les anciens conservaient cette culture du désert nomade et
chamelière. Grâce aux randonnées et méharées
organisées dans le Sahara pour les touristes, cette culture est réapprise
et continue à se transmettre aux jeunes des villages. Et avec elle
les valeurs de cette culture : fierté, authenticité, accueil,
solidarité et hospitalité ainsi que la connaissance du désert,
de sa topographie, de ses beautés et de ses exigences. Courses
de chevaux et de méharis :Pendant le festival de
Douz, des courses de purs sang arabes et de méharis (dromadaires
de courses) sont organisées. C'est superbe de voir ces cavaliers
habillés de façon traditionnelle chevauchant dans le désert
et passant à toute vitesse devant la foule amassée sur les
gradins dressés devant l'immensité saharienne. On peut comparer
les dromadaires de bât à nos chevaux de trait et de bât
et les méharis à des chevaux de selle et de course. On les
monte en avant de la bosse en se tenant avec les jambes croisées
sur le cou de l'animal alors que nos dromadaires de randonnée sont
montés à califourchon derrière la bosse. C'est nettement
moins sportif et beaucoup plus facile !
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| Dromadaires
: camélidés à une bosse contrairement au chameau qui
en a deux. On parle des chameaux du désert, des chamelles, des chameliers
... mais en Afrique de Nord, il n'y a pas de chameaux ce sont tous des dromadaires.
Légèrement plus petits que les chameaux, ils sont très
endurants, peuvent rester des jours sans boire et peuvent porter jusqu'à
300 kg. Ce sont des animaux nobles et fiers quoique paisibles et débonnaires.
Les 4 premières années, leur dressage demande patience et
compétence. A 2 ou 3 ans, ils peuvent déjà accompagner
les caravanes et porter de légers bagages et sont "opérationnels"
vers 4-5 ans. Les dromadaires de bât sont toujours des mâles.
Les femelles vivent en troupeaux libres dans le désert durant la
plus grande partie de l'année. Elles ne sont rassemblées par
les bergers que les quelques mois d'hiver pour la saison des amours et les
mises bas. A ce moment, les mâles des caravanes doivent être
attachés ou très bien entravés durant la nuit car ces
grands amoureux sont capables, même entravés, de faire des
km pour retrouver le troupeau de femelles que leur odorat leur a signalé
... Pendant cette saison, jaloux, ils risquent aussi de s'agresser entre
mâles quand ils sont trop frustrés. |
| Fennec : Petit
renard des sables aux grandes oreilles. Ne se montre que très rarement
la nuit. Très sympa, il a été choisi par le gouvernement
tunisien comme mascotte pour l'éducation à la protection de
l'environnement |
| Habitats berbères
: Habitats des tribus berbères de Tunisie. Contrairement à
l'Algérie où les tribus berbères nombreuses en Kabylie
protègent jalousement leur langue (l'Amazigh) et leurs chants traditionnels,
en Tunisie, il y a peu de familles qui aient conservé les traditions
et la culture particulière des berbères. Il n'y a que dans
la région de Matmata que l'on retrouve des dessins de symboles préislamiques
dans les maisons troglodytes (poissons, mains, cornes de gazelles ...).
Les berbères étaient plus sédentaires que nomades et
ne vivaient pas sous tentes : ils creusaient des maisons dans le flanc des
montagnes argileuses de la région : les troglodytes |
| Ksours : Greniers
fortifiés, réserve alimentaire des familles de la région
de Tataouine. Les semi-nomades de la région de Tataouine vivaient
à la fois de leurs troupeaux qu'ils faisaient paître dans le
désert une bonne partie de l'année et des récoltes
qu'ils faisaient l'été lors de leur "pause" sédentaire.
Or ces régions proches des côtes étaient souvent pillées.
Ils érigèrent alors des greniers groupés et fortifiés
qu'ils laissaient sous la garde de quelques guerriers protecteurs pendant
leur transhumance. Les gardiens étaient payés au pourcentage
des récoltes qu'ils gardaient. Ces greniers ressemblent à
des alvéoles de ruches disposées autour de cours intérieures
formant un dédalle de passages, escaliers et recoins pittoresques.
Ils portent pour la plupart le nom de la tribu qui les a construit : Ksar
Ouled soltane (Grenier des enfants de Soltane), Ksar Ouled Debbab (Grenier
des enfants de Debbab) ... C'est dans certains d'entre eux que plusieurs
scènes de la Guerre des étoiles ont été tournées |
| Marabout :
A l'origine, le marabout est un sage. Un saint, dirions nous; mais, par
extension, c'est aussi sa sépulture (comme une mini mosquée)
qui se trouve là où il a vécu, où il est mort
et où on le vénère (dans le désert, mais souvent
près d'un puits). Un des descendants est chargé de la protection
et de l'entretien du tombeau. A côté du mausolée, il
y a souvent un "hôtel" : une petite pièce où
les pèlerins peuvent s'abriter pour la nuit. Dans cette petite pièce,
le "gardien du tombeau" place souvent un peu de farine, de couscous,
de pâtes, d'huile etc. pour que les pèlerins puissent se rassasier
si nécessaire. ... Toujours l'hospitalité des nomades !! |
| Les troglodytes
: maisons creusées par les berbères sédentaires
de la région de Matmata dans le flanc des collines argileuses. Ce
sont des grands "trous" à ciel ouvert qui forment des cours.
Dans les parois de ces puits, sont creusées des alvéoles qui
sont les pièces de la maison : cuisine, chambres, salle commune,
greniers et étables. La climatisation y est naturelle : frais en
été et tempéré et hiver. C'est dans une de ces
maisons troglodytes transformées en hôtel qu'ont été
tournées la plupart des scènes de la guerre des étoiles.
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